Protocole de coopération entre l'OWAP et l'Ordre des avocats de Tripoli

L'Association orthodoxe pour le soin des prisonniers, représentée par le père Basilios Debs, et l'Ordre des avocats de Tripoli, représenté par son bâtonnier Sami Mereb Al-Hassan, ont signé un protocole de coopération. Étaient présents les membres de l'association : le père Antony Kossa et maîtres Georges Rizk, May Haddad, Rim Al-Lakis, Dr Mariam Ishac et Walid Al-Homsi ; le trésorier de l'Ordre, maître Ibrahim Harfouch, et maître Élisabeth Al-Sarraf ; ainsi que l'ancien bâtonnier de Beyrouth, maître Georges Jreij.
Le bâtonnier Al-Hassan a souligné le droit sacré de tout prisonnier et de tout détenu à la défense, et la nécessité d'aider ceux qui ne peuvent pas mandater un avocat, conformément à la noble mission de la profession. Il s'agit de protéger des droits exposés à la violation, grâce à l'Institut des droits de l'homme, au Centre d'aide juridictionnelle et d'assistance juridique et au Centre des droits du prisonnier de l'Ordre. Il a insisté sur la coopération entre toutes les composantes de la société libanaise, dans l'espoir du relèvement du Liban et de la manifestation de la vérité avec l'appui des hommes de religion et des hommes de loi, pour atteindre le premier objectif : un État de droit, des critères uniformes de traitement et de reddition des comptes, et le renforcement d'un Liban de vie commune.
Le père Basilios Debs a ensuite pris la parole :
« Nous nous réjouissons aujourd'hui de rencontrer le bâtonnier de Tripoli, qui œuvre pour la justice dans un pays privé des droits humains les plus élémentaires, où la patrie est devenue un exil et l'État un bourreau, et où la seule liberté demeure celle des personnes de principe qui cherchent la justice et la paix. Hélas, elles sont peu nombreuses. Nous voici dans cet édifice où la justice siège sur son trône pour trancher entre le vrai et le faux, avec un regard différent de celui des autres. Appliquer la loi n'est pas un glaive qui tranche le mal. En profondeur, c'est une éducation qui cherche à révéler l'essence de l'être humain. C'est dans cet esprit que l'Association orthodoxe pour le soin des prisonniers rejoint l'Ordre pour lancer un chantier de sensibilisation, d'orientation et de réhabilitation pour tous les membres de la société, ainsi que de respect des droits de l'homme. Nous sommes heureux de partager nos préoccupations pour les détenus qui ont besoin d'aide.
Nous demandons aussi avec insistance à tous les ministères concernés d'accélérer les procès des personnes en détention provisoire et de celles qui croupissent en prison depuis de longs mois sans jugement, et de libérer les innocents et les victimes d'injustice. Nous demandons que les prisonniers soient répartis dans des prisons selon leurs peines, et que les prisons soient réhabilitées afin de garantir leurs droits d'êtres humains en matière de santé et de soins.
Si Dieu le veut, nous poursuivrons notre coopération avec l'Ordre des avocats, représenté par son bâtonnier Al-Hassan, sur le chemin de la justice et de l'aide juridictionnelle à ceux qui en ont besoin, ainsi que dans un travail de sensibilisation visant à former une nouvelle génération consciente des chemins du bien, afin que s'applique à elle la parole : "Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel." »
Maître Jreij est intervenu sur l'histoire des Ordres des avocats de Beyrouth et de Tripoli et sur l'histoire du Liban, insistant sur la solidarité de toutes les composantes de la société au service du citoyen et sur l'élection d'un président de la République qui rétablisse le bon fonctionnement des institutions.



